Accueil
Économie
Québec fait un investissement «final» de 275 millions dans Nemaska Lithium
Aux mains de Rio Tinto, le projet est d’extraire du minerai dans le Nord-du-Québec pour le transformer à Bécancour.
Publié hier à 13h19
Photo: Nemaska Lithium La mine Whabouchi, dans le Nord-du-Québec
(function () {
var currentScript = document.currentScript;
const containerHalfFluid = currentScript ? currentScript.closest('.container-half-fluid') : null;
if (!containerHalfFluid) return;
var detectContent = containerHalfFluid.querySelector('.js-detect-content');
var hasContent = !!(detectContent && detectContent.children && detectContent.children.length);
if (!hasContent) {
containerHalfFluid.classList.add('no-media');
}
})();
Stéphane Rolland
La Presse canadienne
Article
Pourquoi faire confiance au Devoir ?
Québec fait un investissement « final » qui pourrait atteindre l’équivalent de 275 millions de dollars dans la minière Nemaska Lithium. Le gouvernement cède également le contrôle de l’entreprise à Rio Tinto.Nemaska Lithium veut extraire du lithium au Québec pour le transformer à Bécancour, dans le Centre-du-Québec. L’entreprise détient un gisement à Whabouchi dans Eeyou Istchee Baie-James, dans le Nord-du-Québec, mais les travaux de construction ont été suspendus à la fin de l’année 2025.Le gouvernement Legault s’engage ainsi à investir jusqu’à 200 millions $US dans Nemaska Lithium, selon les informations dévoilées mercredi dans des documents officiels gouvernementaux.Rio Tinto, pour sa part, remet 300 millions $US dans Nemaska Lithium, ce qui amène sa participation en territoire majoritaire à 53,9 %. Avant la transaction, le gouvernement et l’entreprise étaient actionnaires en parts égales.Rio Tinto évalue toujours si elle misera sur Whabouchi ou sur le gisement Galaxy, aussi dans Eeyou Istchee Baie-James.« Sécuriser la poursuite du projet »L’annonce de mercredi porte la contribution du Québec dans Nemaska Lithium à 1,1 milliard de dollars depuis 2020.En remettant de l’argent dans le projet, le gouvernement espère « sécuriser la poursuite du projet », qui créerait 500 emplois, selon le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, Jean Boulet.
À lire aussi
Nemaska Lithium met son projet de mine sur pause
Deux projets québécois liés à la filière batterie sont arrêtés à Bécancour
Que reste-t-il de la filière batterie au Québec ?
« Ce projet est structurant : il soutient des centaines d’emplois, renforce l’expertise québécoise dans la transformation du lithium et contribue directement à nos objectifs stratégiques en matière de minéraux critiques », déclare dans un communiqué celui qui remplace Christine Fréchette à ce poste durant la course à la chefferie de la Coalition avenir Québec (CAQ).Rio Tinto a acquis en 2024 Arcadium Lithium, qui détenait 50 % de Nemaska Lithium.La minière anglo-australienne veut développer la filière lithium, un métal critique pour la construction des batteries de véhicules électriques, notamment.« Les activités de Rio Tinto au Québec jouent un rôle important dans notre ambition de faire passer nos activités lithium de calibre mondial à un niveau supérieur de croissance et de performance », affirme le chef de la direction de Rio Tinto Aluminium et Lithium, Jérôme Pécresse, dans un communiqué.